Monday, February 4, 2013


ACTIONS DE DEVELOPPEMENT DES CONTREES NDOG-SUL: 

RAPPORT DE MISSION DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AU PRESIDENT NATIONAL.

Les actions de développement telles que programmées par le Président National lors de sa prise de fonctions sont véritablement lancées.

De : Nguidjoi Janvier françois <jnguidjoi@yahoo.fr>
À : "minkavostok@yahoo.fr" <minkavostok@yahoo.fr> 
Envoyé le : Vendredi 30 novembre 2012 14h06
Objet : Compte rendu mission AC Conseil

Faisant suite à votre discours programme où vous avez vivement pris l'engagement d'aider les Ndog-sul à combattre la pauvreté, à tourner le dos à l'assistanat et à apprendre à se prendre en charge, vous avez bien voulu inviter un Cabinet d'experts en développement à l'occasion de la réunion d'intersection tenue à Mambinè le 18/11 2012 pour accompagner le BANS en général et chaque ndog-sul soucieux et conscient des enjeux en particulier dans cette voie de l'émergence.

A cette occasion, il vous a plu de désigner une équipe focale BANS pour veiller et suivre en collaboration avec nos partenaires en développement la mise en œuvre de ce programme. A cet effet, nous avons tenu ensemble le 21/11/2012, une rencontre pour entrevoir un plan de travail. Afin de lier le discours à l'acte nous avons arrêté l'année 2013 comme année pilote ainsi, nous avons planifié des descentes sur cinq Zones pour le lancement et toucher du doigt, les réalités du terrain sur le plan infrastructures, préférences au niveau des spéculation agricoles, élevages,....

Pour le succès de cette opération, vous avez ordonné la sortie d'une somme de 400 000FCFA repartie comme suit:

- 300 000FCFA pour le Cabinet AC Conseil
- 100 000FCFA pour l'équipe focale (le Vice-Président NJECK Simon Pierre et moi SGA1).

Le programme de descente tel qu'initialement fixé prévoyait:

Samedi 25/11/2012
*Zone1(Lihong-Bobog2-Bobog1) 09heures à Bobog2
*Zone2 (Manyai-Mayebeg-Ngoung-Lamal pougue) 13heures à Mayebeg
*Zone3 (Mambinè-Lindoi) 16heures à Mambinè et coucher.

Dimanche 26/11/2012
*Zone4 (Mamboun-Boumkok) 09heures à Boumkok;
*Zone5 (Mom2 Mambando Song-ntap) 13heures et fin de la tournée.

Malheureusement une incompréhension sur le programme a entraîné un retard énorme bouleversant toute la tournée. C'est ici le lieu de reconnaître l'engouement né à la suite de l'annonce de cette mission. Nous l'avons observé à travers la grande patience dont nos populations ont fait montre. prévue à 9hures, c'est autour de 14 h que nous sommes arrivés à Bobog. Avec une participation honorable des trois villages et de leurs chefs, nos experts ont touché les esprits des nôtres qui, très rapidement ont marqué leur adhésion massive d'abord en ce qui concerne le CACAO, le MAÏS, l'ELEVAGE...

Nous avons par ailleurs fait le point des villages qui ne disposent aucun puits d'eau. Rappelons qu'une autre zone a été introduite (Mamguenda-Bibodi) à Bibodi.Ici, nous avons rencontré quelques difficultés relatives à la non organisation de la section de Bibodi; qu'à cela ne tienne, après bibodi nous avons mis le cap sur la zone2 à Mayebeg comme à Bobog tout s'est bien passé sauf le gros retard que nous avons accusé. Fort de ce qui précède, nous avons reporté la zone3 pour dimanche. Vue cette improvisation nous avons été obligé de tenir une rencontre à Mambinè puis à Lindoi et nous avons mis le cap sur Boumkok. Nous avons rencontré d'énormes difficultés suite à la visite de l'Evêque à Boumkok. La réunion n'a pas pu se tenir et nous étions déjà autour de 17heure 30 nous avons résolu mettre un terme à cette tournée. En conclusion, sur 15 villages ciblés, 10 ont pu être touchés.Avec les sections, il a été décidé d'engager les travaux de pépinière pour ce qui est Cacao car il ne reste que le mois de décembre si l'on voudrait vraiment lancer en 2013. l'avantage qu'il faut signaler ici est que pour ce qui est des sachets, nos populations s'en procuraient souvent à 25, 30FCFA; le Cabinet AC conseil leur livre sur place à 7FCFA. Ceci a été bien perçu et ceux qui veulent faire dans le cacao ont pris l'engagement de se procurer les sachets; la date buttoir étant le samedi 10/12/2012. Pour ce qui est du MAÏS, il a été demandé que chaque village puisse constituer sa liste avec sa superficie. Nos partenaire ont conseillé qui faille aller raisonnablement entre 0,5 et 1hectare pour un début. Certains membres ont fait la promesse de mettre à la disposition du Bans du terrain pour les activité de la future société Coopérative suivant les modalités qui à définir le moment venu.
Hymne de la famille Ndog-Sul


Bolom ni boda
Wanda yosona
Di kènèg ni ngèm yada
Di ga niga
Bot bapè bobaso
Lè adna i yé longè

Ref:

Di ga sal mam makèni
Mu 'kété adna lonni gwéha
Di ma sal mam makèni
Mu 'kété adna yes i Ndog-Sul

Nu a njos adna
A yé man tjéna
Ndihè kèni yé jol jé
a bumbul mbolan
lonni li ndengè
Caïn nyèn a yé san wé

Ref:


Di ga sal mam makèni
Mu 'kété adna lonni gwéha
Di ma sal mam makèni
Mu 'kété adna yes i Ndog-Sul

RENOUVELLEMENT DU BUREAU DE LA SECTION METROPOLITAINE BANS DE YAOUNDE (SECTION LUMIERE).


Ce renouvellement a eu lieu dimanche, 7 octobre 2012 dans les locaux de la salle paroissiale de la Paroisse Catholique d'Oyom-Abang. 

Les opérations de vote étaient présidées par le Président National, Lucien Célestin MINKA en personne, assisté de presque tout le Bureau National du BANS.

Une centaine de membres venant de plusieurs Comités de Développement, de Sous-Sections et d'Organes d'Appui constituaient le corps électoral d'où sont sortis une dizaine de candidats pour les 8 postes à pourvoir.


 Les résultats se sont déclinés de la manière suivante:


Président de Section: KACK Emmanuel

1er Vice-Président: NGO NTOMB Félicité
2e Vice-Président: KOI KOI Eric
Secrétaire de Section: YEDE Pierre
Secrétaire Adjoint de Section: NGUIDJOL Emmanuel
Trésorier: ELOGA Jean
Cmmissaires-aux-comptes: KINYOCK Samuel
                                                 NGO NDJIP


La principale recommandation que le Bureau élu a reçu du Président National est de tout mettre en oeuvre pour rassembler les Ndog-Sul installés à Yaoundé dont le nombre s'évalue en milliers. Il leur a recommandé un travail ardu dont les fruits devraient être orientés vers les villages Ndog-Sul de Log Bakoo à Song-Ntap en passant par des dizaines d'autres entre les deux, car d'après lui nos villages sont pauvres en infrastructures, mais cette pauvreté ne découlerait que d'une chose: l'absence d'idées innovantes. Il a donc appelé tous les membres actuels et à venir de la section à soutenir le Bureau nouvellement mis en place, car qu'est-ce qu'un bureau sans les membres?

Sunday, February 3, 2013


CONGRES BANS EXTRAORDINAIRE
«MAMBINE NOUVELLE DYNAMIQUE»
25, 26 et 27 MAI 2012

COMMUNIQUE FINAL

Réunis les 25 26 et 27 mai 2012 à la salle des fêtes à MAMBINE, le Congrès,
Après avoir suivi le discours bilan du Président du Comité d’Organisation Me Etienne Gérard KACK KACK, Conseiller Spécial du BANS
Après avoir suivi les interventions des sections Bans,
Après des débats francs et constructifs,
Considérant le constat que le BANS est à la croisée des chemins,
Considérant les apports constructifs des Associations Amies,
Les Résolutions ci-après ont été prises :
Sur la Politique Générale, le Congrès adopte :
-         La mise sur pied d’un plan d’action quinquennal pour créer une synergie entre le BANS et les associations sœurs
-         La création d’une commission permanente de Règlement des conflits en vue de la redynamisation des sections.
-         La définition des profils des candidats aux postes électifs tant au Bureau National que dans les sections.
-         La mise sur pied d’un projet multimédia.
-         Le lancement des activités du COBANS dans les plus brefs délais
-         La mise en place d’une stratégie d’encadrement des jeunes et des agriculteurs.
-         Le respect des textes statutaires
-         Que le Bureau National réfléchisse sur les voies et moyens à utiliser contre les auteurs de malversations financières au sein de l’Amicale
-         Que chaque Congrès laisse au moins une réalisation dans le village hôte.


Sur les affaires culturelles et religieuses, le Congrès adopte :
-         La création d’une commission permanente de sensibilisation culturelle au sein du bureau national BANS en vue de promouvoir la connaissance de son arbre généalogique
-         L’élaboration d’un code de déontologie dans le cadre de l’appartenance de la famille Ndog Sul
-         Relance d’un dialogue interculturel fondé sur le respect des peuples  de leur tradition et leur culte.
-         Que les valeurs d’honnêteté et de bonne moralité soient inculquées pour la gestion du BANS tant au niveau national qu’au niveau des sections.
-         La promotion de l’implication efficient du Mbog dans la gestion de la cité.
Sur les finances. Le Congrès adopte :
-         Que le bureau entrant recense tous les actionnaires en vue d’organiser une Assemblée Générale  de la COBANS pour arrêter une feuille de route pour son lancement .
-         Que toutes les sections aient une existence légale afin de leur permettre d’épargner et d’ouvrir des comptes bancaires pour sécuriser leurs fonds; que les sections soient assistées dans ce processus par la Commission Juridique et de règlement des conflits.
-         Que pour un meilleur suivi et plus de transparence dans la gestion des finances, la programmation régulière des réunions d’intersections au cours desquelles un Rapport financier détaillé soit présentée en début de chaque exercice.


Fait à  MAMBINE le 27 mai 2012

BUREAU ELU DE LA SECTION BANS DE DOUALA

Président de Section: BEND Pierre Joseph

1er Vice-Président: Me KACK Serge

2e Vice-Président: NYOBE Paulin

Secrétaire de Section: NYOBE Michel

Secrétaire de Section Adjoint: BOGMIS Fils

Trésorier: YOMB BAYIHA Fleuri

Trésorier Adjoint: NGO KACK Agnès

Commissaires-aux-comptes: BASSO Albert

                                           NGO LIBAM Véronique

Conseillers: TAM II Pierre

                   SAMNICK Alain

                   IBOM Janvier

                   NGWE Germain

                   BIBOUM Alexis

                   MBEY Fridolin

ACTIONS DE DEVELOPPEMENT DES CONTREES NDOG-SUL: RAPPORT DE MISSION DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AU PRESIDENT NATIONAL.

De : Nguidjoi Janvier françois <jnguidjoi@yahoo.fr>
À : MINKA Lucien
Envoyé le : Vendredi 30 novembre 2012 14h06
Objet : Compte rendu mission AC Conseil

Faisant suite à votre discours programme où vous avez vivement pris l'engagement d'aider les Ndog-sul à combattre la pauvreté, à tourner le dos à l'assistanat et à apprendre à se prendre en charge, vous avez bien voulu inviter un Cabinet d'experts en développement à l'occasion de la réunion d'intersection tenue à Mambinè le 18/11 2012 pour accompagner le BANS en général et chaque ndog-sul soucieux et conscient des enjeux en particulier dans cette voie de l'émergence.
A cette occasion, il vous a plu de désigner une équipe focale BANS pour veiller et suivre en collaboration avec nos partenaires en développement la mise en œuvre de ce programme. A cet effet, nous avons tenu ensemble le 21/11/2012, une rencontre pour entrevoir un plan de travail. Afin de lier le discours à l'acte nous avons arrêté l'année 2013 comme année pilote ainsi, nous avons planifié des descentes sur cinq Zones pour le lancement et toucher du doigt, les réalités du terrain sur le plan infrastructures, préférences au niveau des spéculation agricoles, élevages,....
Pour le succès de cette opération, vous avez ordonné la sortie d'une somme de 400 000FCFA repartie comme suit:
- 300 000FCFA pour le Cabinet AC Conseil
- 100 000FCFA pour l'équipe focale (le Vice-Président NJECK Simon Pierre et moi SGA1).
Le programme de descente tel que initialement fixé prévoyait:
Samedi 25/11/2012
*Zone1(Lihong-Bobog2-Bobog1) 09heures à Bobog2
*Zone2 (Manyai-Mayebeg-Ngoung-Lamal pougue) 13heures à Mayebeg
*Zone3 (Mambinè-Lindoi) 16heures à Mambinè et couché.
Dimanche 26/11/2012
*Zone4 (Mamboun-Boumkok) 09heures à Boumkok;
*Zone5 (Mom2 Mambando Song-ntap) 13heures et fin de la tournée.
Malheureusement une incompréhension sur le programme a entraîné un retard énorme bouleversant toute la tournée. C'est ici le lieu de reconnaître l'engouement né à la suite de l'annonce de cette mission. Nous l'avons observé à travers la grande patience dont nos populations ont fait montre. prévue à 9hures, c'est autour de 14 h que nous sommes arrivés à Bobog. Avec une participation honorable des trois villages et de leurs chefs, nos experts ont touché les esprits des nôtres qui, très rapidement ont marqué leur adhésion massive d'abord en ce qui concerne le CACAO, le MAÏS, l'ELEVAGE...
Nous avons par ailleurs fait le point des villages qui ne disposent aucun puits d'eau. Rappelons qu'une autre zone a été introduite (Mamguenda-Bibodi) à Bibodi.Ici, nous avons rencontré quelques difficultés relatives à la non organisation de la section de Bibodi; qu'à cela ne tienne, après bibodi nous avons mis le cap sur la zone2 à Mayebeg comme à Bobog tout s'est bien passé sauf le gros retard que nous avons accusé. Fort de ce qui précède, nous avons reporté la zone3 pour dimanche. Vue cette improvisation nous avons été obligé de tenir une rencontre à Mambinè puis à Lindoi et nous avons mis le cap sur Boumkok. Nous avons rencontré d'énormes difficultés suite à la visite de l'Evêque à Boumkok. La réunion n'a pas pu se tenir et nous étions déjà autour de 17heure 30 nous avons résolu mettre un terme à cette tournée. En conclusion, sur 15 villages ciblés, 10 ont pu être touchés.Avec les sections, il a été décidé d'engager les travaux de pépinière pour ce qui est Cacao car il ne reste que le mois de décembre si l'on voudrait vraiment lancer en 2013. l'avantage qu'il faut signaler ici est que pour ce qui est des sachets, nos populations s'en procuraient souvent à 25, 30FCFA; le Cabinet AC conseil leur livre sur place à 7FCFA. Ceci a été bien perçu et ceux qui veulent faire dans le cacao ont pris l'engagement de se procurer les sachets; la date buttoir étant le samedi 10/12/2012. Pour ce qui est du MAÏS, il a été demandé que chaque village puisse constituer sa liste avec sa superficie. Nos partenaire ont conseillé qui faille aller raisonnablement entre 0,5 et 1hectare pour un début. Certains membres ont fait la promesse de mettre à la disposition du Bans du terrain pour les activité de la future société Coopérative suivant les modalités qui à définir le moment venu.

Discours prononcé par M. Lucien Célestin MINKA
après son élection à la Présidence du BANS.


Monsieur le Préfet du Nyong-et-Kellé,
Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Autorités traditionnelles et religieuses,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Je tiens tout d’abord à remercier Maître Etienne Gérard KACK KACK, ancien Président National du BANS, actuellement Conseiller Spécial, qui a su rassembler les Ndog-Sul pour les assises du présent Congrès Extraordinaire, après la disparition de notre illustre Président National Augustin Frédéric KODOCK, de regretté mémoire.

Je vous dis merci, vous mes frères, Présidents des grandes familles amies qui êtes venus nous soutenir et nous encourager dans cette exaltante et noble mission qui est l’organisation de nos familles.

A vous congressistes,
Jeunes Ndog-Sul
Femmes Ndog-Sul et tous les Ndog-Sul venus des différents coins, je vous dis merci pour l’attitude responsable dont vous avez fait montre tout au long de nos travaux.

Mon sentiment en ce moment où je prends la Présidence Nationale du BANS, est un mélange d’angoisse et de volonté, de tristesse et de détermination.

Car être appelé à conduire une grande famille Bassa, n’est pas chose aisée. Et lorsqu’il s’agit en plus des Ndog Sul – la plus grande famille bassa organisée – la tâche devient immense.

Vous avez à faire à toutes les couches de la société camerounaises, dont 70% représentent des couches vulnérables chez les Ndog-sul.

70% des Ndog-Sul dont l’orientation reste encore difficile malgré les 64 années du BANS.
Quelle angoisse !

Pourtant, ce n’est pas la volonté qui a manqué pendant que les différents Présidents se succédaient. Des efforts ont été faits, mais sans véritablement apporter un bouleversement dans les mentalités.

J’appelle aujourd’hui les autres 30% des Ndog-Sul à faire bloc pour soutenir nos villages qui continuent à sombrer dans la misère.

Ne restez jamais passifs devant une catastrophe.

Devant une catastrophe, vous n’avez qu’une chose à faire, c’est aider, c’est secourir.
Vous pensez rester indifférents ou vous enfuir, laissant les autres dans le malheur, la catastrophe vous rattrape.

Le malheur n’est pas l’affaire des autres. Tout le monde a besoin du mieux-être.
J’accepte prendre la présidence de BANS pour rassembler toutes les filles et tous les fils Ndog Sul même ceux qui se seront mis en marge, quelle que fût la raison. Nous ne sommes pas un parti politique que l’on peut quitter à volonté pour rejoindre un autre. Vous êtes tous des Ndog Sul et cela ne peut être autrement, nous avons besoin de vous tous pour l’immense tâche de développement qui est la nôtre.

Je suis un farouche ennemi de l’inaction, de la morosité, de la sinistrose et du fatalisme car, quand on compte sur le pire on y participe ; quand on compte sur le mieux on y contribue.

Je vous invite donc mes chers frères et sœurs à contribuer pour tendre vers le mieux.
Tendre vers le mieux c’est faire des progrès tous les jours ; c’est avancer tous les jours ; c’est poser des actions constructives tous les jours ; c’est faire un pas de plus tous les jours sur le chemin du progrès.

Nous cheminerons avec ceux qui sont prêts, ceux qui savent qu’il faut avancer tous les jours. Nous serons probablement rejoints sur ce chemin du progrès, par ceux qui auront eu la volonté par la suite.

 Nous n’accepterons ni être retardés dans notre avancée, ni être freinés par ceux qui auront choisi la paresse, l’oisiveté, l’alcoolisme et la toxicomanie.

Par contre, nous leur mènerons une guerre sans merci, avec l’appui des forces de l’ordre.

Comment expliquer que certains de nos enfants dorment encore affamés ; comment expliquer que certains de nos enfants ne peuvent pas aller à l’école et bénéficier de l’instruction qui ouvre les portes de la vie ; comment expliquer que certains de nos frères et sœurs déambulent à longueur de journées dans nos villes, alors qu’ils ont abandonné leurs terres coutumières qui ne demandent qu’à être exploitées ; comment expliquer que dans  nos villages, certains de nos frères et sœurs passent le plus clair de leur temps assis à la véranda des bars à la quête d’une hypothétique bière ; comment expliquer que certains de nos pères et mères ont pris pour activité principale, la pratique de la sorcellerie, de l’envoûtement, de l’empoisonnement, de la destruction des cultures, et ceci en y entraînant de jeunes enfants.

Il faut que tout cela cesse. Nous en avons les moyens si nous nous mettons ensemble.
Nous avancerons vers le haut mais, tout en sachant traiter les problèmes d’ici-bas.
Nous sommes conscients des difficultés inhérentes à la vie de nos populations villageoises:

-         Le manque d’eau potable
-         L’absence des pistes de collecte
-         Le manque de formations sanitaires
-         Le manque de salles de classes
-         L’absence d’électrification rurale, et j’en passe.

Avec notre détermination à tous, frères et sœurs, et l’appui des pouvoirs publics, nous arriverons à bout de ces calamités.

Dans les douze mois à venir, chaque village Ndog-Sul devra compter au moins deux forages d’eau potable, dont un au niveau de l’école publique. Une commission sera mise sur pied au courant de la semaine prochaine pour l’évaluation et la réalisation de ce projet.

Pour ceux qui voudront travailler, nous leur apprendrons à avoir de l’argent. Je dis bien à avoir et non à chercher. Car il est facile de passer toute une vie à chercher sans jamais avoir.

Nous nous organiserons en groupes de travail pour cultiver nos terres. Pour cela, nous irons prendre l’argent auprès des organismes étatiques, para étatiques et même privés qui attendent voir notre capacité d’organisation pour nous octroyer ces importantes sommes d’argent qui nous sont destinées.

Travailler nos terres est notre seule porte de sortie de la misère, et nous devons vite faire, car au dessus de nos têtes planent des vautours qui s’accapareront de tout espace non exploité.

 Des vastes exploitations conduiront inéluctablement à la construction des routes et des pistes de collectes. A la construction de nouvelles salles de classes, à l’électrification rurale et à l’amélioration des conditions sanitaires.

Nous sommes des êtres humains et avons dépassé l’étape de la vie animale qui se limite à la satisfaction des besoins élémentaires qui sont manger et dormir. Nous devons travailler pour notre bien être, nous devons améliorer nos conditions de vie et bâtir un monde meilleur pour les générations à venir. C’est notre mission sur cette terre, mission qui nous demande à travailler continuellement.

Nous avons commencé la création il ya quelques années d’une coopérative financière qui compte quelques dizaines de millions de francs CFA aujourd’hui. Nous allons finaliser cette création et commencer à mettre de l’argent à la disposition des membres pour le préfinancement de leurs travaux. Toutefois, nous attirons votre attention  pour que vous sachiez que l’argent n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour atteindre un idéal.

Si vous n’avez pas de projet bien mûri, l’argent ne vous servira à rien. Nous vous invitons en conséquence dès maintenant à commencer à élaborer votre projet.

Nous avons invité certaines familles Bassa à se joindre à nous, pour les présents travaux. Nous qui nous ont agréablement surpris dans leurs discours respectifs centrés sur l’union. Nous les prions à prendre une part active dans nos réflexions et ne pas hésiter à se joindre à nous pour plus de dynamisme et de crédit. Il n’y a pas de vrai bonheur à être heureux tout seul. Il est temps que nous apprenions à fédérer nos forces, à travailler ensemble pour plus d’efficacité. Pour le bien de nos peuples, mettons nos intelligences ensemble, mettons nos moyens ensemble, mettons nos forces ensemble ; l’individualisme n’est plus d’actualité dans ce monde de globalisation.

Chers Présidents des familles amies. Les Ndog-Sul ont créé leur association en 1948 dans le but de se connaître et de s’entraider. Plusieurs années plus tard, vous nous y avez rejoints. Nous croyons sincèrement qu’il est temps que nous passions à un stade plus dynamique qui tranche net des longs et beaux discours, des chèvres et des gros mets de concombre. Aujourd’hui, nous vous tendons la main. Rejoignez nous et ensemble cheminons vers la prospérité.

La prospérité doit être organisée, suivie et quantifiée. Dès aujourd’hui, mettons une organisation ensemble, suivons la, et mesurons-en les résultats tous les ans. Nous parlions tantôt de 30% des Ndog-sul qui sont relativement nantis, mais mélangés au reste, leur prospérité est à peine visible. Il en est de même pour vous et pour toutes nos autres grandes familles.

Dans quelques jours, nous allons entreprendre des tournées pour visiter chacune de nos sections, chacun de nos villages. A chacune des étapes, nous exigerons la présentation d’une réalisation phare en prélude de toutes assises.

En adoptant tous le même mode opératoire, nous aurons engagé la vraie lutte contre la pauvreté dans les familles BASSA.


DU HAUT DU MONT MALABO
DES ENTRAILLES DE NGOG-LITUBA
DE L’ECORCE DE NOS FRONTIERES

Je lance un vibrant appel à toutes nos grandes familles BASSA à s’unir pour un développement réel.